Salut camarades,
Léon Trotsky dans une lettre qu’il envoie, au Parti ouvrier internationaliste (POI), le 19 juillet 1936, il donne sa ligne politique :
Nous avons avec le Front populaire des ennemis communs. C’est pourquoi nous sommes prêts à les combattre parallèlement, aux groupes réguliers du gouvernement de Front populaire, sans prendre sur nous la moindre responsabilité pour ce gouvernement, ni nous ériger en « protecteur » de Léon Blum. Nous considérons ce gouvernement comme un moindre mal, en comparaison à celui de La Rocque. Mais en combattant le pire, on ne se protège pas du moindre mal. Nous ne devons pas cacher aux masses que ce programme n’est pas réalisable dans le cadre du capitalisme. Et de l’autre côté, que les parties réalisables de ce programme seraient toujours sabotées par les radicaux.
C’est sur cette partie du gouvernement, « son flanc » selon Trotsky qu’il faut combattre. Soulignant que l’organe de Léon Blum,
Le Populaire continue d’être interdit dans les casernes, il rappelle que le responsable n’est autre que le « Daladier le vieil agent de l’impérialisme français. Les radicaux sont la ligne de moindre résistance pour la critique révolutionnaire. En tout cas le mot d’ordre ne peut être « A bas le gouvernement Blum » mais « il faut chasser les bourgeois radicaux du gouvernement Blum. Voilà la nuance ».
La critique de Trotsky s’accentue dans un double mouvement, celui de l’échec de Léon Blum mais aussi celui de l’échec de la révolution dans la guerre civile espagnole.
Fraternellement,
GdM
"Un seul véritable révolutionnaire dans une usine, une mine, un syndicat, un régiment, un bateau de guerre, vaut infiniment mieux que des centaines de petits-bourgeois pseudo-révolutionnaires cuisant dans leur propre jus."