ogm info ou intox?

Et lutte contre les pseudo-sciences et les obscurantismes

Message par lavana » 10 Jan 2007, 20:49

(canardos @ mercredi 10 janvier 2007 à 21:40 a écrit : un dernier point pour lavana, comment une toxine insecticide comme celle secretée par l Bacillium Thuringiensis pourrait elle conferer à des microbes une résistance à des antibiotiques qui sont des champignons....

sont forts les antiogm....

Mais je n'ai jamais dit que j'y croyais ou que je me posais la question. Je me permettais de faire une petite rectification.

Quand ils diffusent une connerie, ils font un peu gaffe et plutôt que de dire que "ça donne des maladies" ils parlent de "résistance aux traitements" .
Ca fait tout de suite plus sérieux. Il n'y a qu'a voir par exemple leur (ce sont souvent les mêmes) argumentaire pour l'homéopathie. (hors-sujet mais ça me fait plaisir de les mettre dans le même sac)
lavana
 
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Message par Sterd » 10 Jan 2007, 21:00

(Zelda @ mercredi 10 janvier 2007 à 20:48 a écrit : Mouton triste ?

Facile !

:sygus:

user posted image

Je la connais cette brebis, elle fait souvent ça. Ca l'amuse, regarde bien son oeil mutin.
Sterd
 
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Message par Louis » 10 Jan 2007, 21:19

a écrit :un dernier point pour lavana, comment une toxine insecticide comme celle secretée par l Bacillium Thuringiensis pourrait elle conferer à des microbes une résistance à des antibiotiques qui sont des champignons....

sont forts les antiogm....


La résistance aux antibiotiques est un grand classique. Elle n'est pas due au géne "actif" (celui qui code la protéine dont les propriétés sont recherchées) mais au géne "marqueur" (celui qui permet de voir que la modification ogm a bien prise). Quand on modifie une plante, on modifie le géne capable de codre la protéine recherchée Mais comme la modification est assez aléatoire, on modifie aussi un autre géne en général pour lui faire coder une protéine ayant des propriétés antibiotiques. Pour tester la plante, il suffit alors de tester l'efficacité de sa protéine antibiotique.C'est ce second géne qui est soupçonner d'etre susceptible d'apporter des résistances aux antibiotiques Des chercheurs (et pas spécialement anti ogm) ont proposé de changer la nature du géne "marqueur". Mais il y a des problémes techniques et surtout de coût ! En général on On en a parlé des dizaines de fois, et tu avait l'air d'avoir compris ! Mais comme tu a l'air d'avoir coincé tes adversaires, tu fais feu de tout bois, et tu te brule...

Sinon, j'ai pas le temps de me pencher sur le reste Mais bon, au pire, les antiogm cités se plantent ! Soit il s'agit de scientifiques, et c'est un probléme scientifique. Soit il s'agit de "citoyens" antiogm et que peuvent ils faire d'autre que de reprendre les arguments des scientifiques chargé d'analyser ce probléme ?
Louis
 
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Message par canardos » 10 Jan 2007, 21:58

quand à la possibilité que l'introduction d'un gene codant une toxine insecticide provoque une mutation des genes voisins provoquant du meme coup une résistance à un antibiotique, t'as plus de chance, beaucoup plus, en jouant à l'euromillion.

tu dis n'importe quoi...tous les biologistes meme ceux qui ont des réserves sur les ogm ne disent pas cela.

et Seralini qui pourtant est hostile aux OGM ne dit pas cela dans son livre "Génétiquement incorrect" que tu devrais lire et Velot non plus qui dans l'article mis en ligne présente les transferts horizontaux plantes microbes comme extremement rares et n'envisage un risque de la dissémination du gene étranger introduit dans la plante transgenique que si celui ci présente un avantage sélectif....or quel avantage sélectif peut présenter pour un microbe attaqué par une moisissure le fait de produire une toxine insecticide....pour bacillium thuringiensis le fait de produire une toxine insecticide en revanche présente un avantage car il se developpe au détriment des insectes qu'il colonise.

en fait toutes ces rumeurs traduisent surtout l'ignorance et la peur. cela peut se comprendre chez des paysans indiens devant une épidémie de bétail ou une augmentation des maladies veneriennes.

mais ce qui n'est pas admissible c'est que:

- les seules personnes appelées pour apporter leur "expertise" et diagnostic et voir si c'était le coton BT l'auteur de tous les maux étaient tout sauf des scientifiques reconnus

-leur jugement est accepté comme ça dans lemonde entier comme une vérité révélée meme pour l'énormité des protections en coton BT, et on cite "des scientifiques du centre pour une agriculture soutenable", un "chercheur des champs" "l'association médicale britannique sans se poser la moindre question sur ce centre, ce chercheur des champs, ou sur le nom de cette mysterieuse association médicale britannique.

c'est ça la malhonneté intellectuelle, l'escroquerie, la rumeur, la volonté de faire peur et d'empecher de réfléchir, bref le comportement quotidien des antiogm
canardos
 
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Message par Louis » 10 Jan 2007, 22:20

a écrit :quand à la possibilité que l'introduction d'un gene codant une toxine insecticide provoque une mutation des genes voisins provoquant du meme coup une résistance à un antibiotique, t'as plus de chance, beaucoup plus, en jouant à l'euromillion.

tu dis n'importe quoi...tous les biologistes meme ceux qui ont des réserves sur les ogm ne disent pas cela.


Moi non plus ! Je parle pas de ce dont tu me parle, je te parle précisément de ça :

a écrit :Le marquage par gènes de résistance aux antibiotiques 

Dernière mise à jour : avril 2006

Le transfert d'ADN par génie génétique étant pour le moment un événement rare, il est souvent nécessaire de disposer d'un outil de sélection des plantes qui ont acquis le "gène d'intérêt". De plus, la modification recherchée apportée par "le(s) gène(s) d'intérêt" peut être difficilement visualisable. Ainsi les OGM actuellement mis sur le marché ou à l'essai ont été obtenus par des techniques qui nécessitent l'utilisation de gènes permettant leur sélection ou "gènes marqueurs" à deux étapes distinctes :



1ère étape

C'est une étape de culture et de multiplication spécifique de bactéries porteuses du ou des gènes que l'on souhaite transférer à un organisme donné. Cette étape bactérienne permet d'isoler et de multiplier le gène d'intérêt pour disposer d'une quantité suffisante d'ADN. Dans ce cas, le "gène marqueur" communément utilisé est un gène de résistance à un antibiotique qui provient d'une autre bactérie. En multipliant les bactéries sur un milieu contenant l'antibiotique considéré, on sélectionne et on multiplie les bactéries qui possèdent à la fois le gène d'intérêt et le gène de résistance aux antibiotiques.
Ce type de gène de résistance à un antibiotique, s'il est transféré dans la plante (cas du maïs Bt-176 de Novartis), ne peut pas fonctionner du fait de l'utilisation de régions régulatrices spécifiques des bactéries (la protéine n'est donc pas produite dans la plante). L'évolution des techniques doit maintenant permettre d'éviter la présence de ce type de gène.


2ème étape

C'est l'étape de transfert du "gène d'intérêt" dans le génome de la plante. Cette étape nécessite aussi un gène marqueur pour identifier les cellules végétales où la modification génétique a eu lieu. Il s'agit également souvent d'un gène de résistance à un antibiotique mais qui, dans ce cas, est fonctionnel dans la plante (la protéine produite dégradera l'antibiotique). Ainsi, seules les cellules contenant le gène de résistance à un antibiotique et donc le gène d'intérêt peuvent survivre et se développer sur un milieu contenant l'antibiotique considéré.
Les méthodes alternatives à l'utilisation de gène de résistance à un antibiotique permettant la sélection des plantes transformées sont encore limitées aujourd'hui.

Elles peuvent consister à :

- utiliser un gène de résistance à un herbicide, mais la généralisation de l'utilisation de ce type de gènes peut présenter d'autres inconvénients au niveau environnemental et agronomique notamment si les plantes ainsi obtenues peuvent se croiser avec des plantes sauvages et leur transmettre ce gène et donc la résistance à cet herbicide ;
 
- utiliser un gène qui entraîne une réaction colorée quand une substance est ajoutée (sucre par exemple) ; cependant, ce type de gènes n'est pas toujours très efficace et présente certaines limites d'utilisation ;
 
- supprimer le gène marqueur qui était intégré dans le génome de la plante à l'aide d'outils moléculaires ; il s'agit de méthodes qui font encore l'objet de recherche pour leur mise au point ;


- introduire le gène d'intérêt et le gène de sélection sur deux morceaux d'ADN différents, puis effectuer des croisements et sélectionner dans la descendance les plantes qui ont perdu le gène marqueur. Cette méthode qui peut sembler la plus simple est en fait difficile à mettre en œuvre ;
- développer l'efficacité de transformation et de régénération des plantes (obtenir une plante transformée sur 10 ou 100 au lieu 10 000 ou 100 000) permettant une sélection des plantes transformées par PCR et de se dispenser ainsi de l'utilisation d'un gène marqueur. Cette approche n'est encore possible que dans quelques espèces seulement.

Le rapport de l'Office Parlementaire d'Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques de la conférence des citoyens qui s'est tenue en juin 1998 indique que le risque d'une augmentation du phénomène de résistance aux antibiotiques qui serait lié aux plantes transgéniques est extrêmement limité ; il préconise l'élimination des gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques qui sont utilisés comme outils de sélection lors de la première étape au niveau des bactéries et recommande une évaluation au cas par cas de la présence de gènes de résistances aux antibiotiques qui sont utilisés lors de la deuxième étape et s'expriment dans les plantes.

Dans son communiqué de Presse du 30 juillet 1998, le gouvernement s'est engagé à accroître l'effort de recherche en vue du développement d'autres techniques que celles qui utilisent les gènes marqueurs de résistance aux antibiotiques. Il a aussi rappelé que le phénomène de résistance aux antibiotiques trouve essentiellement sa source dans l'utilisation excessive d'antibiotiques tant en santé humaine et vétérinaire que dans l'alimentation animale. Il a demandé un examen global des questions relatives au développement des antibio-résistances.

En 1999, la Commission du génie biomoléculaire (CGB) a organisé avec la Commission du génie génétique (CGG) un séminaire consacré à l'utilisation, en transgénèse végétale, de gènes marqueurs de résistance à un antibiotique. Les conclusions générales de ce séminaire sont les suivantes :

- un transfert de gène de résistance à un antibiotique à partir des génomes de plantes génétiquement modifiées vers des bactéries, "est certes possible, mais de probabilité extrêmement faible" ;
 
- "cependant, en application du principe de précaution, l'intégration dans le génome d'une plante transgénique d'un gène de résistance à un antibiotique doit-être évitée, si cet antibiotique présente un intérêt majeur dans les thérapeutiques humaines ou animales".

La directive 2001/18 en vigueur depuis octobre 2002 et qui remplace la directive 90/220/CEE a pris en compte ces remarques. Son 22ème considérant précise qu'une "attention particulière devrait être accordée à la question des gènes de résistance aux antibiotiques lors de l'évaluation des risques des OGM contenant ces gènes". Son article 4 prévoit aussi "d'éliminer progressivement des OGM les marqueurs de résistance aux antibiotiques" qui sont susceptibles d'avoir des effets préjudiciables sur la santé humaine et l'environnement, avant le 31 décembre 2004 dans le cas des OGM mis sur le marché et d'ici le 31 décembre 2008 dans le cas des OGM autorisés pour des disséminations expérimentales.

La Commission européenne a entrepris des travaux en vue d'identifier les gènes de résistance aux antibiotiques qui devraient être éliminés des futures constructions génétiques parce que pouvant présenter un effet néfaste sur la santé humaine et l'environnement.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) a conclu dans un avis du 2 avril 2004 qu’un transfert de gènes de résistance à un antibiotique d’une plante génétiquement modifiée vers une bactérie est très improbable et ne contribuera pas à une augmentation significative du pool de gènes de résistance à un antibiotique déjà présents dans les bactéries de l’environnement.

Toutefois, en application de la directive 2001/18/CE, l’AESA propose de distinguer 3 groupes de gènes :

- groupe 1 : gènes pouvant être utilisés sans restriction (ex. nptII, gène de résistance à la kanamycine) ;
 
- groupe 2 : gènes dont l’utilisation devrait être restreinte aux OGM expérimentaux (ex. ampr, gène de résistance à l’ampicilline) ;
 
- groupe 3 : gènes dont l’utilisation devrait être proscrite (nptIII, gène de résistance à l’amikacine).

Aucune autorisation de mise sur le marché n’a été à ce jour retirée en application de l’article 4 de la directive 2001/18/CE, aucun élément scientifique ne le justifiant.


Quand on modifie le patrimoine génétique de la plante on modifie au moins deux génes : celui qui est associé a la propriété recherché, et un géne "marqueur" pour qu'on puisse vérifier facilement que l'opération a bien pris ! C'est ce géne "marqueur" qui est susceptible d'entrainer des résistances aux antibiotiques

Comme on en a discuté des centaines de fois quand on a parlé de ces affaires de "résistances aux antibiotiques" mode calmos - Bertrand -

Ces bonnes choses étant dite, dodo !
Louis
 
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Message par canardos » 10 Jan 2007, 22:38

louis, cela n'a rien à voir avec le fait que l'introduction d'un gene BT codant une toxine insecticide meme si il se transmettait d'une plante à un microbe ne confererait à celui ci aucune résistance aux antibiotiques.


que dit la commission?

a écrit :

- un transfert de gène de résistance à un antibiotique à partir des génomes de plantes génétiquement modifiées vers des bactéries, "est certes possible, mais de probabilité extrêmement faible" ;
 
- "cependant, en application du principe de précaution, l'intégration dans le génome d'une plante transgénique d'un gène de résistance à un antibiotique doit-être évitée, si cet antibiotique présente un intérêt majeur dans les thérapeutiques humaines ou animales".



en application du principe de précaution, meme devant un risqu'elle reconnait comme tres "extremement faible" elle demande qu'on n'introduise pas un gene de résistance aux antibiotique dans une plante, mais le gene BT n'est pas un gene de résistance aux antibiotiques.

quand au gene marqueur, la commission recommande d'essayer de ne pas l'utiliser parce qu'il gene l'expression du gene introduit et l'inactive souvent, pas parce qu'il représente un danger supplémentaire comme tu le dis!

a écrit :

Dans ce cas, le "gène marqueur" communément utilisé est un gène de résistance à un antibiotique qui provient d'une autre bactérie. En multipliant les bactéries sur un milieu contenant l'antibiotique considéré, on sélectionne et on multiplie les bactéries qui possèdent à la fois le gène d'intérêt et le gène de résistance aux antibiotiques.
Ce type de gène de résistance à un antibiotique, s'il est transféré dans la plante (cas du maïs Bt-176 de Novartis), ne peut pas fonctionner du fait de l'utilisation de régions régulatrices spécifiques des bactéries (la protéine n'est donc pas produite dans la plante). L'évolution des techniques doit maintenant permettre d'éviter la présence de ce type de gène.



Mode idem - Bertrand-
canardos
 
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Message par canardos » 11 Jan 2007, 13:02

en tout cas au dela de cette affirmation fantaisiste selon laquelle des protections hygieniques en coton Bt pouvaient induire une résistance aux antibiotiques, il reste le plus important, c'est à dire que l'ensemble des journaux écolos et anti-ogm puissent répandre une telle information non vérifiée par de véritables chercheurs comme si c'était une vérité révélée sans émettre le moindre doute.

ce n'est pas la première fois, c'est meme ultra courant.....il y avait deja eu le soit-disant transfert génétique d'une plante à une bacterie contenue dans le systeme digestif d'une abeille.

cela se passait en 2000.

voila quelques extraits de la nouvelle:

a écrit :
Dimanche 28 Mai 2000 : LONDRES (AFP) - Des recherches menées par un zoologue allemand ont montré que des gènes utilisés dans la technique des organismes génétiquement mofifiés (OGM) pouvaient franchir la barrière des espèces, a rapporté dimanche un hebdomadaire britannique.
Une étude réalisée pendant trois ans par le professeur Hans-Heinrich Kaatz, de l'université de Iena, a mis en évidence que le gène utilisé pour modifier la structure génétique du colza, dont on extrait de l'huile, s'était propagé à des bactéries portées dans leur organisme par des abeilles. Cette découverte va à l'encontre des théories de l'industrie de la biotechnologie et des partisans des OGM sur la transmission des gènes entre espèces. Elle devrait aussi accroitre la pression pour la destruction en Europe de champs de colza contaminés par des semences génétiquement modifiées.     
Dans une interview à l'Observer, le professeur Kaatz déclare "avoir trouvé les gènes de colza résistant aux herbicides transfèrés dans des bactéries et levure à l'intérieur des intestins de jeunes abeilles. Cela s'est rarement produit, mais cela s'est produit", a-t-il dit. Interrogé pour savoir si cela pouvait avoir des répercussions pour les bactéries intestinales de l'homme, le Pr Kaatz a répondu : "Peut-être, mais je ne suis pas un expert en la matière".
L'Observer ajoute que le zoologue s'est montré réticent à parler de ses travaux avant qu'ils ne soient officiellement publiés et examinés par d'autres scientifiques.


et la traduction d'un article de l'Observer:

a écrit :

Un éminent zoologiste a mis en évidence que les gènes utilisés pour modifier les cultures peuvent sauter la barrière des espèces et causer la mutation de bactéries, soulevant les craintes que la technologie des modifications génétiques pourrait causer de sérieux risques sanitaires.

Une étude de 4 ans du Professeur Hans-Hinrich Kaatz, un zoologiste allemand respecté, fit apparaître que le gène étranger utilisé pour modifier les graines de colza s'était transféré dans une bactérie vivant dans les intestins des abeilles. La recherche qui est déjà publiée et n'a pas été encore critiquée par des confrères est hautement significative car elle suggère que tout type de bactéries pourrait être contaminé par des gènes utilisés dans les technologies de Modification Génétique, incluant celles qui vivent dans le système digestif humain.

Si cela arrivait, il pourrait y avoir des conséquences dans le rôle vital des bactéries pour aider le corps humain à combattre les maladies, l'aide à la digestion et à la liquéfaction du sang.

Le Ministre de l'Agriculture, Nick Brown, qui hier, annonçait aux fermiers qui avaient planté des graines d'oléagineux accidentellement contaminées par des O.G.M., l'arrachage de leur récolte, confirme la signification potentielle des recherches de Kaatz. Il a dit : "Si c'est vrai, alors ce sera très grave". Ce Chercheur de 47 ans était réticent à parler de ses recherches jusqu'à ce qu'elles soient publiées dans une revue scientifique, parce qu'il redoutait un tollé de la part de la communauté scientifique similaire à celui qu'avait dû affronter le Dr. Arpad Pustzai qui clamait que les pommes de terre génétiquement modifiées, endommageaient la paroi stomacale des rats. Pustzai fut mis en boîte et son travail fut discrédité. Mais dans son premier interview pour un journal, Kaatz déclara à l'Observer : "C'est vrai, j'ai trouvé des gènes herbicides résistant dans des semences transférées par les bactéries et la levure à l'intérieur des intestins de jeunes abeilles. Cela arrive rarement, mais c'est arrivé.".

Quoique Kaatz réalise la signification potentielle de ses découvertes, il dit n'être pas surpris des résultats. Sur les implications sur la bactérie des intestins humains, il répond : "Peut-être, mais je ne suis pas expert en ce domaine". Dr. MAE-WAN HO, généticienne à l'Open University et opposée à la technologie O.G.M., n'a aucun doute sur les dangers potentiels." Ces découvertes sont très inquiétantes et ont fourni la première preuve réelle à ce que beaucoup redoutaient" dit-elle. "Tout le monde est favorable à l'exploitation de cette technologie mais personne ne se penche sur le risque de transfert génétique horizontal".

"Nous sommes en train de jouer avec des structures qui ont des millions d'années et l'expérience n'est plus sous contrôle".

Une des plus grandes inquiétudes est que le gène résistant aux antibiotiques utilisé dans certaines semences O.G.M. puisse passer dans la bactérie. "Si cela arrive, cela nous laissera incapables de traiter des maladies majeures comme les méningites et les E. Coli"...

Kaatz, qui travaille au respectable Institut de Recherche sur les Abeilles de Jena en Allemagne, a recouvert d'un filet un champ ensemencé par des graines génétiquement modifiées produites par AgrEvo. Il a laissé les abeilles voler librement dans la cage. Sur les ruches, il a installé des trappes pour récolter les grains de pollen sur les pattes postérieures des abeilles lorsqu'elles rentrent à la ruche. Ce pollen a nourri de jeunes abeilles en laboratoire. Le pollen est l'aliment naturel des jeunes abeilles qui ont besoin d'une nourriture hautement protéinée. Kaatz a alors extrait l'intestin des jeunes abeilles et a découvert que le gène avait été transféré dans les bactéries des entrailles.

Pr. Robert PICKART, Directeur Général de l'"Institute of the British Nutrition Foundation" est autant un biologiste qu'un expert en abeilles et a rencontré Kaatz sur son lieu de travail. Il dit : "Il ne fait aucun doute que si les recherches de Kaatz sont confirmées, cela pose des questions très intéressantes que nous devrons étudier de très près".

"Mais il faut se rappeler que le corps humain a su lutter parfaitement bien avec un étrange A.D.N. depuis des millions d'années. Et on sait aussi que beaucoup de gens ont mangé des produits O.G.M. pendant des années sans montrer les moindres signes de troubles de la santé".



le probleme est tout simplement que les travaux du Dr Kaatz on été rejetés par l'ensemble des revues scientifiques, dont "Nature", n'ont jamais été publiés nulle part meme par son institut et qu'un tel transfert n'a jamais été confirmé par aucune autre équipe depuis....meme sur la page personnelle du Dr Kaatz, ce travail ne figure pas.

compte tenu du bruit fait à l'époque des équipes de scientifiques ont vérifié, et n'ont jamais

voyez par exemple le communiqué les travaux de la "Royal Commission on Genetic Modification" de nouvelle zélande:


a écrit :


Kaatz’s bees – A horizontal gene transfer from GM rapeseed to bacteria in the gut of a bee has occurred posing serious issues about dangerous transfers of GM material


The Reality that the Royal Commission found:

Various submitters described a case of apparent horizontal gene transfer of a herbicide resistance gene into the intestinal microflora of honeybees. The Pacific Institute of Resource Management [IP84] said:

The German Television station ZDF reported on Sunday May 21, 2000 that a German researcher found a gene transfer from genetically engineered rapeseed to bacteria and fungi in the gut of honeybees. Professor Hans-Heinrich Kaatz from the Institut für Bienenkunde (Institute for Bee Research) at the University of Jena experimented during the last three years with honeybees on an experimental field with transgenic rapeseed in Saxony, Germany.

The rapeseed was engineered to resist the herbicide glufosinate. Professor Kaatz built nets in the field with the transgenic rapeseed and let the bees fly freely within the net. At the beehives, he installed pollen traps in order to sample the pollen loads from the bees’ hind legs as they entered the hive. This pollen was fed to young honeybees in the laboratory. Professor Kaatz then took the intestine out of the young bees and spread the contents on growth medium to grow the microorganisms. He probed the microorganisms for the pat-gene, the gene that confers resistance to glufosinate. In some bacteria and also in a yeast he found the pat-gene. This indicates that the gene from the genetically engineered rapeseed was transferred in the bee’s gut to the microbes.

Dr Beatrix Tappeser described this result as a “clear indication of horizontal transfer which has been, and is still, characterised as highly improbable”. This case became a rallying point around which the discussions of horizontal gene transfer flowed. However Professor Klaus Ammann suggested that the results described were far from conclusive. Professor Ammann stated that he knew Professor Kaatz’s work well and was “one of the committee members to revise his projects”. He told the Commission that the research was a long way from being completed and had never been published in a scientific peer-reviewed journal, although Dr Tappeser stated, “Professor Kaatz had submitted his research to the science journal, Nature, but they had refused to accept it”. Professor Ammann also considered that there was “no proof that this ... gene is not coming from normal sources”. Under cross-examination from Greenpeace [IP82], Professor Ammann denied that horizontal gene transfer had ever been shown to be a significant risk:

There have been at least 100 experiments conducted to prove that there is horizontal gene transfer from a higher organism like [a] flowering plant to bacteria, and it has not been proven. And, I must say I am appalled by Greenpeace Europe who, on the basis of two lines in an announcement of the German TV channel, just made a big story out of it. I think that’s not the way we should proceed ... I can understand concerns, but I cannot understand blowing up a case which has not been scientifically proven. ... I think everybody in this room should be concerned about horizontal gene transfer, but it just simply doesn’t occur, you know.
And, in many cases, where it would be really interesting to know it occurs, there have been done lots of experiments and nothing has been proven, nothing. The scientific world awaits the publication of the final results of Professor Kaatz’s research with interest. Until then, this remains an unproven case of horizontal gene transfer between a plant and intestinal microorganisms.



le monde scientifique attend toujours....


et pourtant cinq ans apres ces travaux jamais publiés jamais reproduits nulle part dans le monde, faisaient toujours autorité dans les milieux anti-ogm pour montrer les dangers des OGM...

c'est ce type de malhonneté intellectuelle dont sont coutumiers les antiogm.

et avec le coup du coton Bt en Inde, ils ont poussé le bouchon encore plus loin...
canardos
 
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Message par Louis » 12 Jan 2007, 13:17

a écrit :Dans l'affaire des gènes de résistance, les techniques évoluent effectivement. Mais de toute façon , il faut souligner que les gènes de résistance sont déjà présents dans de nombreuses bactéries et à une concenttration infiniment plus grande que dans les plantes GM... par exemple dans le fumier si prisé par les amoureux des méthodes naturelles. Si danger il y avait, il n'est pas sépcifique aux OGM et le risque est dans ce cas épsilonien.


Pourrais tu nous donner les références auquel tu te référe pour affirmer cela (les gènes de résistance sont déjà présents dans de nombreuses bactéries et à une concenttration infiniment plus grande que dans les plantes GM) ?

Il me semble pas qu'on ait constaté de décés suite a l'utilisation de fumier et de d'une résistance aux antibiotiques qu'elle induirait... A moins que tu ait aussi des études la dessus

Mais le probléme central c'est l'attitude qu'on doit avoir vis a vis de la remise en cause de "l'autorité" des scientifiques et de la "montée de l'obscurantisme"
Pour TXI et canardos, c'est l'obscurantisme qui entraine la perte de confiance, pour moi (et quelques autres, qui ne s'expriment pas forcément ici) c'est exactement l'inverse : la perte de confiance dans les scientifiques entraine une montée de l'obscurantisme

C'est que si on voit bien les choses, la perte de confiance dans "l'autorité de la science" (et des scientifiques) est consécutive a quelques affaires lourdes de conséquences, ou la responsabilité des scientifiques était gravement engagée

rappelons rapidement :

La question de l'amiante

La question de l'essence plombée

La question du sang contaminé

Le probléme de la vache folle

Dans toutes ces affaires, des scientifiques ont soi menti, soit de façon volontaire sous estimé les problémes posés.

Si on en revient aux OGM il me semble clair que le débat n'aurait pas du tout été le meme si des scientifiques n'avaient pas garanti que l'utilisation des farines animales n'entrainerait pas de problémes, n'aurait pas du tout été le meme si des scientifiques n'avaient pas affirmé que la dangerosité de l'amiante n'était pas surestimée, si des scientifiques n'avaient pas prétendu que le plomb dans l'essence n'avait aucun effet nocif. C'est cela qui a entrainé une méfiance dans la population, et non pas Et cette méfiance a eu des effets autrement dévastateurs que la population avait une haute opinion des scientifiques, comme garant de l'intéret public dans ce qui les concernent. Cela a entrainé une montée de l'obscurantisme dans l'opinion public, mais cela serait une erreur a mon avis de penser que pour revenir a une situation ou les scientifiques (et la science) sont respectés, il faut combattre l'obscurantisme. Il faut au contraire pour combattre l'obscurantisme dénoncer les dérives de la science quand elle s'allie aux intérets financiers et technologiques. Or c'est l'inverse que vous faites, et toute dénonciation de ces dérives est au contraire attaquée comme forcément obscurantiste
Louis
 
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Message par roudoudou » 12 Jan 2007, 14:08

Salut Louis :wavey:

Bon je crois que tu dis n'importe quoi!!!! :sleep:

a écrit :La question de l'amiante

Se n'est pas les scientifiques qui on caché l'affaire se son le gouvernement et le patronat.
Entre parent aise les anglais prenaient des mesures de précaution concernent l'amiante depuis les années quarante déjà.
a écrit :La question de l'essence plombée

en temps que mécano on était au courant depuis pas mal d'année dans les années 80 certains ingénieur "voir des scientifiques" soulevait le problème des diesels car à cette époque le diesel ne pollué pas.
l'essence sans plomb est un produit hautement cancérigène, il est interdit de nettoyer des pièces avec.

a écrit :La question du sang contaminé


C'est plus une magouille ou on essayer de gagner du fric, rien à voir avec des scientifiques qui cache des choses "pas de complot ne dit pas n'importe quoi voyon Lûchô.

a écrit :Le probléme de la vache folle


Une magouille encore une fois derrière tout ça, on a pas chauffer les farines pour se faire plus de fric.
Si les sociétés qui fabriquer les farines avez respecté la procédure tu en mangerais encore des vaches nourrit avec de la farine.
il n'y aurait jamais eu le moindre problème point barre.

a écrit :
Pourrais tu nous donner les références auquel tu te référe pour affirmer cela (les gènes de résistance sont déjà présents dans de nombreuses bactéries et à une concenttration infiniment plus grande que dans les plantes GM) ?



Il me semble pas qu'on ait constaté de décés suite a l'utilisation de fumier et de d'une résistance aux antibiotiques qu'elle induirait... A moins que tu ait aussi des études la dessus

La viande"beauf ext" nourrit au antibiotique.

Pas de décès d'humain certes mais le fumier et bourrais de bactérie des études agronomique on démontré que le fumier à force d'utilisation appauvrit la terre au temps que les pesticides.
Je chercherais les références a moins que les copains les apportes avant.
@ plus passe une bonne journée Lûchô ;)
“J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé.”
Voltaire
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