Chaque été, le même petit théâtre recommence.
Les alertes météo s’empilent, les cartes virent au rouge, les médecins rappellent que la chaleur tue, les autorités recommandent d’éviter les efforts, de rester au frais, de boire de l’eau, de limiter les déplacements. On nous explique très sérieusement qu’il faut protéger les personnes fragiles, adapter les activités, renoncer à certaines sorties, annuler ce qui devient dangereux.
Et puis, soudain, dès qu’on parle de travail, tout ce bon sens disparaît.
Là, il ne fait plus vraiment trop chaud. Là, la prudence devient de la paresse. Là, la mise en danger devient de “l’organisation”. Là, il ne s’agit plus de préserver des vies, mais de préserver l’activité, la présence, la cadence, la petite fiction selon laquelle tout peut continuer normalement pendant que le thermomètre explose.
C’est ça, le scandale. [...]
Donner un vrai pouvoir d’alerte aux salariés. Respecter le droit de retrait. Écouter celles et ceux qui savent, parce qu’ils le vivent dans leur chair.
Mais évidemment, tout cela coûte.
Zorglub a écrit :C'est beau, mais le train du lyrisme ne peut en cacher un autre, celui du réformisme..
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