Menaces sur le journal l'Humanité

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Re: Menaces sur le journal l'Humanité

Message par Gayraud de Mazars » 28 Juil 2026, 09:01

Salut camarades,

Murmures de la Cité : l’extrême droite attaque à nouveau « l’Humanité » dans une procédure bâillon
Publié le 27 juillet 2026 dans le journal L'Humanité
Rubrique Culture et savoir
Par Alexandre Fache

https://www.humanite.fr/culture-et-savo ... re-baillon

Après une première procédure déclarée nulle en juin, l’association présidée par le militant catholique identitaire Guillaume Senet, concepteur du spectacle pseudo-historique organisé à Moulins, attaque encore notre journal. « On ne se taira pas », répond le directeur, Fabien Gay.

La discrétion relative dans laquelle s’est tenue, du 10 au 12 juillet 2026, la deuxième édition du spectacle pseudo-historique Murmures de la cité, près de Moulins (Allier), n’empêche pas son promoteur, Guillaume Senet, de continuer à harceler judiciairement l’Humanité. Après une première procédure en diffamation, qui avait donné lieu à un procès, le 6 mai, puis été déclarée nulle, le 3 juin, par le tribunal de Moulins, le concepteur de ce « mini-Puy du Fou du Bourbonnais » a récidivé, il y a quelques jours.

Dirigeant du groupuscule d’extrême droite catholique Sophia Polis, admirateur déclaré des écrivains antisémites et collaborationnistes Robert Brasillach et Maurice Bardèche, Guillaume Senet a décidé de poursuivre à nouveau notre journal, et son directeur, Fabien Gay, en diffamation, pour des propos tenus en marge du procès de mai dernier. Une première audience procédurale doit se tenir devant le tribunal correctionnel de Lyon, le 15 septembre.

Un spectacle délocalisé dans un lieu privé cette année

« C’est une nouvelle procédure-bâillon, qui est révélatrice de la façon dont l’extrême droite conçoit la liberté d’informer. Elle entend étouffer tous ceux qui résistent et se dressent contre elle, et le climat actuel fait qu’elle se sent pousser des ailes, a réagi le directeur de l’Humanité, vendredi 24 juillet. Mais nous, on ne se taira pas, on se défendra, et on continuera d’informer, comme nous l’avons fait depuis le début dans cette affaire. »

Informer, notamment sur les subventions publiques reçues par l’association Murmures de la cité pour la première édition de son spectacle en 2025, sur celles accordées par le milliardaire et exilé fiscal Pierre-Édouard Stérin (à hauteur de 20 000 euros), via le Fonds du bien commun, ou encore sur la spectaculaire scène d’ouverture de la représentation, l’an passé, avec la projection d’immenses croix gammées sur la façade du Centre national du costume et de la scène (CNCS) de Moulins…

Depuis, le musée national a mis fin au partenariat noué avec Murmures de la cité, et le spectacle a dû trouver asile, pour son édition 2026, dans un lieu privé, au Château de Bostz, à Besson, au sud de Moulins. Plusieurs collectivités, dont la communauté d’agglomération de la ville, ont aussi renoncé cette année à soutenir financièrement une fresque censée raconter « 2 000 ans d’histoire du cœur de la France », mais qui réussissait l’exploit d’effacer entièrement de cette histoire la Révolution française ou la République… La région, pilotée par Laurent Wauquiez, a maintenu une aide pour 2026, mais celle-ci pourrait ne pas être renouvelée l’an prochain.

Une procédure soutenue par l’Asla, structure fondée par des anciens de Génération identitaire

Afin de financer son harcèlement contre l’Humanité, Murmures de la cité peut compter sur un appel aux dons lancé par l’Association de soutien aux lanceurs d’alerte (Asla), une structure fondée en 2021 par d’anciens membres du groupuscule d’extrême droite radicale Génération identitaire, pour défendre les militants nationalistes et lutter contre « les dérives sécuritaires, institutionnelles, wokistes ou de politique migratoire ».

L’Asla est ainsi intervenue aux côtés des militants qui avaient envahi les locaux de SOS Méditerranée en 2018, ou de ceux qui ont mené l’opération anti-migrants « Defend Europe », dans les Pyrénées, en 2021, comme l’a rappelé Street-Press. À chaque fois, ils étaient défendus par Pierre-Vincent Lambert, avocat historique de Génération identitaire, devenu celui de Murmures de la Cité.

Interrogé, le 30 avril dernier, au Sénat, par la commission d’enquête sur le financement privé des politiques publiques, Guillaume Senet avait d’ailleurs peiné à convaincre de l’étanchéité de ses engagements, entre la promotion d’un spectacle historique – à l’idéologie très marquée –, et l’animation du groupuscule intégriste Sophia Polis, qui rassemble chaque année lors de son université d’été des personnalités de l’extrême droite la plus radicale, tels les fondateurs de l’Institut Iliade Jean-Yves Le Gallou et Bernard Lugan.

Même le sénateur LR Roger Karoutchi avait tiqué devant les explications confuses de Guillaume Senet. « Vous nous dites que les croix gammées, c’est pour nous montrer l’horreur de l’Occupation. (…) Mais ce qui me gêne, c’est vraiment qu’il ne faut pas glorifier tout ce qui peut ressembler à du négationnisme… Brasillach, Bardèche, ils ont été condamnés par la République », avait rappelé le sénateur de droite.

Un « idéal de vie » bien particulier

« Brasillach semble être votre obsession dans cette commission, avait répondu l’animateur de Murmures de la cité et de Sophia Polis. Mais il faut savoir rendre à César ce qui est à César, et apprécier le goût du mot juste. Nous utilisons une citation qui est la suivante : « Notre idéal n’est pas demain, mais chaque jour. » Je pense que beaucoup, parmi nous, peuvent apprécier ces mots qui sont tout simplement un idéal de vie. »

Peu importe donc, à écouter Guillaume Senet, si ces « mots » proviennent d’un homme qui fut le rédacteur en chef du journal collaborationniste et antisémite Je suis partout et un soutien actif du nazisme, fusillé à la libération pour intelligence avec l’ennemi. Nul doute que la justice saura apprécier l’« idéal de vie » de celui qui la sollicite aujourd’hui.


Fraternellement,
GdM
"Un seul véritable révolutionnaire dans une usine, une mine, un syndicat, un régiment, un bateau de guerre, vaut infiniment mieux que des centaines de petits-bourgeois pseudo-révolutionnaires cuisant dans leur propre jus."
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Re: Menaces sur le journal l'Humanité

Message par Gayraud de Mazars » 05 Sep 2026, 18:05

Salut camarades,

Tout comme La Riposte mais en beaucoup plus grand, Lutte Ouvrière aura un stand à la Fête de l'Humanité comme d'habitude en 2026 (11,12, et 13 septembre, base 17) et sa maison d'édition Les Bons Caractères, un stand au village du livre, le NPA - R devrait être aussi présent. Les samedi et dimanche, LO animera avec Nathalie Arthaud, deux débats. Avec 610 000 entrées en 2025, la Fête de l'l'Humanité est la plus grande Fête populaire et politique et se définissant comme communiste au monde, portée par des dizaines de milliers de militant(e)s du PCF et de la JC !

Bienvenu(e)s à la Fête pour ceux qui y vont ! peut être l'occasion de se voir...

Fraternellement,
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Re: Menaces sur le journal l'Humanité

Message par com_71 » 05 Sep 2026, 20:47

Donc, plusieurs passages obligés : le stand de la Côte d'Or ou celui de "La Riposte" pour rencontrer GdM, et le stand LO pour rencontrer Nathalie Arthaud ou Jean-Pierre Mercier. ;)
L’intérêt ne pense pas, il calcule. Les motifs sont ses chiffres. K. Marx, « Débats sur la loi relative au vol de bois » 1842.
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Re: Menaces sur le journal l'Humanité

Message par com_71 » 05 Sep 2026, 20:54

À part ça, l'article publié dans LO après la fête de l'Huma de l'année dernière :
Lutte Ouvrière, 17/09/2025 a écrit :Fête de l’Humanité : un succès, mais pour quelles perspectives ?

La 90e Fête de l’Humanité s’est tenue du 12 au 14 septembre en région parisienne. Selon les organisateurs, plus de 600 000 personnes y ont participé.

Comme chaque année, cette réussite repose sur le travail bénévole de milliers de militants et sympathisants du Parti communiste français. Cela montre que ce milieu continue d’exister dans les quartiers populaires et parmi les travailleurs, malgré la montée des idées réactionnaires et du chacun pour soi. Mais quelle politique les dirigeants du PCF leur proposent-ils ?

Fabien Roussel, son secrétaire national, a appelé à participer à la grève du 18 septembre. Mais au-delà ? Vis-à-vis de Lecornu, Roussel fait mine d’adopter un ton menaçant, exigeant des ruptures. Et de conclure timidement que son parti ne compte pas censurer a priori le nouveau Premier ministre. Comme si les travailleurs avaient le moindre espoir à attendre du nouveau locataire de Matignon !

Roussel a dénoncé avec véhémence l’explosion des grandes fortunes depuis 2017. « Cet argent, c’est celui de notre travail, de nos impôts, a-t-il dénoncé, concluant : Je leur dis une chose, rendez-le nous ! » Mais il ne suffira pas de le leur demander pour qu’ils le fassent. Alors comment le leur imposer ? La réponse de Roussel se limite à dénoncer Macron, désigné comme le « bloqueur en chef », « l’ingénieur du chaos », et à faire croire qu’il suffirait de le faire partir de l’Élysée pour qu’une autre politique devienne possible. Sur le pouvoir patronal et sur le règne du capitalisme, Roussel n’a rien à dire, comme s’il ne fallait pas s’en prendre à la racine du problème : la propriété privée des banques, des grandes entreprises et le pouvoir que la bourgeoisie en tire sur l’ensemble de la société.

On est bien loin d’une politique communiste dans la lignée de celle de Marx et Lénine. Ce dont les travailleurs ont besoin est pourtant bien d’une politique qui viserait à renverser la bourgeoisie, à mettre fin à sa domination, afin de réorganiser l’économie et la société pour satisfaire les besoins du plus grand nombre. Que serait une politique véritablement communiste, si ce n’est une politique visant à mener la classe ouvrière au pouvoir ?

Lucas Pizet
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Re: Menaces sur le journal l'Humanité

Message par Gayraud de Mazars » 09 Sep 2026, 07:58

Salut camarades,

Fête de l'Humanité 2026, avec Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier

Les 11, 12 et 13 septembre, Lutte ouvrière sera présente à la Fête de l’Humanité sur le site de la base 217 au Plessis-Pâté, près de Brétigny-sur-Orge dans l’Essonne.

Cette année, le stand Lutte ouvrière sera situé, rue Elsa Triolet et Louis Aragon, dans le secteur des stands du Val-de-Marne, non loin du Village du Monde.

Nathalie Arthaud y animera deux débats où elle défendra sa candidature à l’élection présidentielle : samedi 12 à 19 heures et dimanche 13 à 14 heures 30. Jean-Pierre Mercier animera également un débat samedi 12 à 16 heures sur le thème : quelle politique nécessaire au camp des travailleurs ?

Plusieurs débats seront aussi organisés tout au long de la fête autour de l’actualité du marxisme. Ils porteront vendredi 11 à 19 heures 30 sur le trotskysme, samedi 12 à 12 heures sur l’analyse marxiste de l’Histoire et à 14 heures 30 sur le thème « Salaires, prix et profits ». Enfin, ils traiteront dimanche 13 à 12 heures de l’impérialisme et à 17 heures de l’État et la révolution.

Il y aura aussi une librairie avec les publications de Lutte ouvrière et des ouvrages du mouvement ouvrier, et des livres d’occasion.

Fraternellement,
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Re: Menaces sur le journal l'Humanité

Message par Gayraud de Mazars » 17 Sep 2026, 15:36

Salut camarades,

Une belle Fête de l'Humanité de cette édition 2026, qui a vu 570 000 entrées. C'est bien la plus grande Fête populaire en Europe au moins, qui se dit communiste avec ses militants motivés, et comme titrait le journal "sous la poussière, on était beau" ! Les stands du NPA - R et Lutte ouvrière étaient bien fournis et vivants, même un tout petit stand du Parti Travailleurs qui vendait la tribune des travailleurs, une nouveauté, quant à La Riposte, un beau débat avec Florian Gulli du PCF de Besançon et professeur de philosophie, sur "L'antiracisme trahi" son livre, et nous avons bien vendu tout notre matériel bien sûr !

Fraternellement,
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Re: Menaces sur le journal l'Humanité

Message par com_71 » 17 Sep 2026, 22:12

Lutte Ouvrière, cette semaine a écrit :Fête de l’Humanité : radicaux… le temps d’un week-end

La Fête de l’Humanité, qui s’est tenue du 11 au 13 septembre, a été une nouvelle fois un succès en terme d’affluence, démontrant l’existence dans les classes populaires d’un courant militant lié au PCF.

Une grande partie des candidats de gauche à l’élection présidentielle y ont fait une apparition. Roussel, dirigeant du PCF et lui-même candidat, a pu ainsi poser, au moins le temps d’un week-end, en rassembleur de la gauche. Pour gagner le cœur d’un public constitué d’une forte proportion de militants et d’électeurs communistes, Roussel a adopté un langage plus combattif qu’à l’accoutumée. Cette posture permet au PCF de justifier son existence indépendante à côté d’un PS qui cultive, lui, une image de gestionnaire responsable.

De son côté, Mélenchon a tenu lui aussi un meeting rassemblant des milliers de personnes autour du stand LFI. S’adressant à l’électorat communiste et cherchant à concurrencer Roussel, le dirigeant des Insoumis a lui aussi «gauchi» son discours, parlant de la lutte de classes, de la plus-value, de l’opposition entre capital et travail avec une référence à Marx, allant même jusqu’à revendiquer l’échelle mobile des salaires.

Cependant, comme, selon Mélenchon, le rapport de force serait défavorable aux travailleurs, du fait surtout de la présence au pouvoir de Macron, la perspective se résume à mener campagne pour son élection en 2027. À aucun moment il n’est question de contester à la bourgeoisie son droit de diriger l’économie ou de renverser le capitalisme.

S’il s’est adressé au monde du travail à la Fête de l’Humanité, Mélenchon s’est surtout posé en champion de la souveraineté nationale, face à l’impérialisme américain, face aussi à l’Allemagne qui « reconstitue la première armée conventionnelle du continent », en défenseur du rang militaire de la France. Comme si les travailleurs avaient intérêt à défendre la position de leur propre bourgeoisie face à ses concurrentes ! La moindre des choses serait de dénoncer l’explosion du budget militaire... de la France !

Que l’on s’appelle Roussel ou Mélenchon, habituer les travailleurs à réfléchir en termes d’intérêt national, même en prétendant que c’est au nom de la paix, contribue à les piéger derrière leur propre bourgeoisie et son État. Voilà exactement de quoi désarmer politiquement les travailleurs dans les affrontements qui viennent.

Lucas Pizet
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Re: Menaces sur le journal l'Humanité

Message par com_71 » 17 Sep 2026, 22:22

Sur Fabien Roussel et Sophie Binet à la fête de l'Huma, Lutte ouvrière, cette semaine a écrit :Contre le grand capital, respectueusement

Lors de la Fête de l’Humanité, Fabien Roussel, dirigeant du PCF et candidat à l’élection présidentielle, a livré un discours enflammé, doublant très nettement sur sa gauche l’insoumis en chef, Jean-Luc Mélenchon.

L’orateur a demandé aux travailleurs de se rendre dès maintenant sur les ronds-points et devant les préfectures. Il les a appelés à participer à tout mouvement qui leur serait proposé, à commencer par les journées syndicales prévues à EDF, dans la fonction publique etc. Puis le candidat a flétri les rentes des actionnaires, l’envolée des cours du CAC 40 et a même promis de nationaliser Total comme Renault l’avait été en 1945 et selon lui pour la même raison : l’immoralité des profits de guerre.

Ce discours pétaradant, évidemment sans conséquences pratiques tant il est contradictoire avec la politique quotidienne du PCF, n’a pas empêché le débat, qui se voulait et fut poli et respectueux, du même Roussel avec Patrick Martin, président du Medef et donc porte-parole autorisé des rentiers du CAC 40 et de Total, entre autres. Cet échange courtois avait été précédé d’un autre, non moins civilisé, entre Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, et Jean-Louis Farandou, ministre du Travail et ex-patron de la SNCF. La syndicaliste a tenté de convaincre le ministre de la nécessité d’augmenter le smic, sans succès on s’en doute.

Ce type de débats, à la fête de l’Humanité comme dans la presse du PCF, accrédite l’idée que les intérêts des travailleurs peuvent être défendus par des arguments raisonnables, au nom de l’intérêt commun des entreprises et des salariés, pour le bien du pays tout entier. Fabien Roussel parlait même plaisamment de « match retour » du débat avec les candidats à l’élection présidentielle organisé par le Medef, au stade Roland-Garros, le 27 août.

C’est bien ainsi que le dirigeant de ce qui fut, il y a très longtemps, un parti révolutionnaire considère qu’on doit mener la lutte de classe : en habits bien repassés, devant un arbitre impartial et un filet infranchissable pour empêcher toute violence entre les forces en présence.

Paul Galois
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