Page 1 sur 1

Les Nôtres - Philippe Goiset dit Latte.

Message Publié : 03 Jan 2026, 14:47
par Gayraud de Mazars
Salut camarades,

Hélas, lu sur la toile, cette bien triste nouvelle...

Les nôtres - Philippe Goiset, dit "Latte", militant communiste révolutionnaire de Lutte ouvrière de toute une vie nous a quitté le 1er janvier à l’âge de 70 ans, quelques semaines après Yves Cottençon, son camarade.

Il était l’un des membres actif de l'équipe Lutte ouvrière de la Snecma-Gennevilliers. Replié depuis plusieurs années dans les Pyrénées orientales il a milité jusqu'au bout.

Nous n'oublierons pas Philippe.

Une cérémonie d'adieu aura lieu au crématorium de Plescop, Morbihan, jeudi 8 janvier à 15h30.

Philippe Goiset dit Latte.jpg
Les Nôtres...
Philippe Goiset dit Latte.jpg (11.17 Kio) Consulté 524 fois


Fraternellement,
GdM

Re: Les Nôtres - Philippe Goiset dit Latte.

Message Publié : 04 Jan 2026, 08:35
par artza
Salut Philippe nous nous sommes croisés bien brièvement, même pas trinqué, aux obsèques récentes d'Yves.
C'était pas l'hyper forme mais enfin qui pouvait penser ?

Une certitude tu as du rigoler encore une fois en te rappelant les p'tits chefs qui cavalaient derrière les copains à l'époque des "ouvre-boites".

Décidément ça sent le sapin on se rencontre plus que lors d'obsèques. Un des dernières chez toi à Perpignan pour Liberto !

Re: Les Nôtres - Philippe Goiset dit Latte.

Message Publié : 10 Jan 2026, 15:13
par Gayraud de Mazars
Salut camarades,

Argenteuil, Colombes, Snecma, Perpignan, Vannes : l’hommage à notre camarade Philippe GOISET
Avant-hier, la salle du funérarium de Plescop près de Vannes était remplie des membres de sa famille autour de sa sœur Florence, et de ses camarades de Lutte ouvrière, son autre famille, celle des militants.

Notre camarade "Latte"
Publié le 07/01/2026
Dans le journal Lutte Ouvrière

Notre camarade Philippe Goiset, que nous appelions Latte, est décédé à l’âge de 70 ans, le 1er janvier 2026. Sa santé, déjà fragile, s’est brusquement dégradée. Il nous a quittés trois semaines après le décès d’un autre camarade du groupe Lutte ouvrière de la Snecma Gennevilliers, que nous appelions Tessier.

Philippe avait été embauché à l’usine en 1974 comme ajusteur. C’est là qu’il avait rencontré un camarade de LO et avait commencé à militer avec nous. Lui-même avait gagné plusieurs camarades sur l’usine, des camarades qui continuent à militer aujourd’hui. Philippe, c’était un recruteur. Il voulait ce qu’il y a de mieux pour la classe ouvrière. Il savait que le patronat ne lâcherait rien de lui-même, qu’il fallait lui arracher ce que nous voulions. Il a donc organisé avec les autres camarades de LO les travailleurs de la Snecma mais aussi ceux des entreprises sous-traitantes, les gardiens, les nettoyeurs, les graisseurs. Toute sa vie il a défendu les idées communistes et internationalistes.

En 1987 avec d’autres militants de LO de son secteur, Latte a été à l’initiative d’un comité d’organisation de la grève qui revendiquait une augmentation de 1 200 francs pour tous. Ce comité, parti de la base, regroupait plusieurs dizaines d’ouvriers mais les staliniens ont réussi à saboter la grève qui devait démarrer. Mais, un an après, la grève pour les 1 500 francs démarrait sur l’ensemble du groupe Snecma, et elle allait durer deux mois et demi. Philippe fut un des orateurs et des animateurs de ce mouvement. Par ses paroles, ses interventions fougueuses, il savait enthousiasmer les grévistes.

Fort de son expérience militante, Latte a aussi été d’un apport politique précieux pour les camarades de Perpignan lorsqu’il les a rejoints au moment de sa retraite.

Philippe comme Yves vont nous manquer, mais comme ils l’ont toujours souhaité : le combat continue. (Lutte ouvrière n°2997)


Fraternellement,
GdM