(shadoko @ vendredi 27 avril 2007 à 12:11 a écrit : (Barikad a écrit :
La politique est des fois une chose compliqué, mais apparment certains pensent que tout est simplifié en disant blanc ou noir.
Il n'y a rien qui empêche d'avoir un langage clair et une politique subtile à la fois. Si Besancenot veut emprunter à la majorité de la classe politique l'art de manier les formules creuses, c'est son problème. C'est sans doute très subtil, mais personnellement, je préfère que LO en reste à un langage clair et précis. Chacun son idée de la subtilité.
P.S. Je crois me souvenir que les formules complètement schizophrènes de la LCR pour appeler à voter Chirac en 2002 ne t'avaient pas tellement plus, je me souviens mal?
Ta memoire n'est pas en defaut :whistling_notes:
La formule alambiqué qui consistait à "Battre Le Pen dans la rue et dans les urnes" etait une manière d'appeler à voter Chirac sans se salir les mains. C'etait alambiqué, mais surtout faux politiquement.
L'attitude juste, il me semble, aurait été de dire que l'on comprenait ceux qui allait voter Chirac, mais que nous pensions que c'était une erreur, pour un tas de raison qu'il est inutile d'énoncer ici.
La situation est clairement différente cette année, plus complexe, et la position pour le deuxieme tour, qui est une question tactique, non pas de "principe", se discute.
D'ailleurs elle se discute ici même, parfois dans des termes assez hallucinants.
Elle se discute, parce que il n'y a aucune évidence, contrairement a ceux qui voudrait faire passer les hésitants pour des soutien objectifs de Sarkozy (quelle methode detestable !).
La position qu'a énoncé Olivier au soir du premier tour ne me dérange pas, même si je n'en partage pas tout les termes, par contre c'est celle que je défends publiquement, sauf que...
Sauf que je connais des électeurs potentiels de Royal au second tour qui doutent, qui n'ont pas envie de Sarko, mais qui n'ont pas envie de se faire "voler" leur vote au pretexte du "tout sauf Sarko". Et pas uniquement des gauchistes indécrottables.
J'ai posé une question sur un autre fil, sur l'attitude de chacun dans ce cas là, et j'ai été surpris que certains affirment qu'il feront voter Royal, c'est à dire qu'il feront campagne pour Royal au second tour.
L'appel d'Arlette le soir du premier tour etait à ce que les élécteurs suivent son geste et votent Royal, la Une de la Lutte Ouvrière de cette semaine est du même acabit.
Et c'est là que les nuances sont importantes. Lundi matin à la radio, on entendait le commentaire suivant des journalistes: "tout le candidats de gauche, de Voynet à Laguiller, se rangent derrière Royal à l'exception de Besancenot qui appelle à battre Sarkozy."
Manier la nuance", ce n'est pas faire de la politique politicienne, c'est faire de la politique tout court.
Ceux qui hésiteraient à voter Royal, qui seraitent convaincu d'y aller par les appels de l'Extreme Gauche, et qui devraient faire l'amère expèrience de la désillusion en cas de victoire (tres hypothetique) de Royal, nous reprocherait de les avoir poussé à l'abattoir.
Une fois de plus, il faut se montrer solidaire du sentiment anti Sarko, mais aussi du sentiment de défiance envers Royal, qui existe lui aussi. D'où la difficulté à trouver une formulation juste et à la fois claire.